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Intermediate French Practice – The Power of Habits

The Power of Habit (2012) explains the importance that habits play in every aspect of our daily lives. It uses research and anecdotes to help people learn how they can change their habits and improve their lives.

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Quels avantages puis-je en retirer? Apprendre à commencer ou à arrêter une habitude.

Vous avez fait votre choix: Plus aucune cigarette! Ou peut-être est-ce plus de mal bouffe! Les choses se passent bien pendant plusieurs semaines. Vous êtes fier de vous. Mais un jour, l’envie revient plus fortement et vous voici revenu à votre bonne vieille habitude.

Cela ressemble à quelque chose que vous avez déjà entendu auparavant? Si oui, alors vous connaissez déjà le pouvoir de l’habitude.

Mais d’où vient le pouvoir de l’habitude? Comme vous le verrez dans cet article, les habitudes prennent place au plus profond de notre cerveau et contrôlent nos vies de différentes façons. Et pendant qu’elles rendent nos vies plus faciles-imaginez si vous deviez trouver comment ouvrir une porte à chaque fois que vous en voyez une- les habitudes peuvent aussi être source de problèmes et ruiner nos vies.

Heureusement, en apprenant comment fonctionne les habitudes, vous pourrez vous débarrasser de leur pouvoir. Alors, plongeons dans le monde des habitudes!!

Dans cet article, vous apprendrez:

  • ●  Pourquoi l’envie est la principale composante de l’habitude
  • ●  Qu’est-ce que le fait de mettre de côté des chamallows peut nous dire au sujet des habitudes; et
  • ●  Ce qu’est la méthode LATTE.

Les habitudes sont basées sur un système routines/récompenses, ce qui réduit considérablement les efforts.

Dans les années 1990, des chercheurs du MIT ont étudié sur des souris comment les habitudes s’installent dans le cerveau. Les souris devaient trouver le chocolat qui se trouvait au bout d’un labyrinthe. En utilisant un équipement spécial, les chercheurs ont pu observer comment les souris trouvaient le chocolat.

Quand les souris se retrouvaient dans le labyrinthe, leur activité cérébrale augmentait considérablement. Elles pouvaient sentir le chocolat et commencer à le chercher. Lorsque les chercheurs ont reproduit l’expérience, ils ont trouvé quelque chose d’intéressant.

Comme les souris avaient appris où se trouvait le chocolat et comment l’obtenir – en allant tout droit, puis en tournant à gauche, leur activité cérébrale a diminué.

On appelle le fait de transformer des comportements en routine​ l​ e morcellement, c’est comme cela que s’installent toutes les habitudes. Leur rôle est clair : cela permet au cerveau d’économiser de l’énergie et de bien faire les choses.

Donc, même quelque chose qui nécessite d’abord de se concentrer, comme trouver du chocolat dans un labyrinthe ou conduire une voiture, finira par devenir une simple habitude. D’après une étude de 2006 de la Duke University, jusqu’à 40 % des choses quotidiennes que nous faisons sont des habitudes.

Généralement, toute habitude se décompose en 3 parties :

D’abord, il y’a un signal, comme une alarme qui sonne. Cela rend votre activité cérébrale plus importante car votre cerveau décide quelle est la meilleure habitude pour la situation.

Ensuite vient la routine, c’est-à-dire la chose que vous avez l’habitude de faire quand l’alarme sonne. Vous allez dans la salle de bain et vous brossez les dents avec votre cerveau, en mode pilote automatique.

Puis, vous obtenez la récompense, un sentiment de réussite, dans notre exemple, une sensation de fraîcheur dans la bouche. L’activité de votre cerveau augmente encore car votre cerveau a remarqué que vous faisiez un geste de routine et rend le lien entre le signal et l’acte routinier plus fort.

Il est vraiment difficile de se séparer d’une habitude. Dans certains cas, les gens avec d’importantes lésions cérébrales peuvent conserver leur anciennes habitudes. Par exemple, Eugene, un homme avec une lésion cérébrale. Quand on lui a demandé de montrer du doigt la porte de la cuisine, il n’a pas su le faire. Mais quand on lui a demandé ce qu’il devait faire s’il avait faim, il a marché jusqu’à la cuisine et a sorti un pot de l’un de ses placards.

Eugene a pu faire cela car le processus d’apprentissage et de conservation des habitudes se passe profondément dans le cerveau. Même si le reste du cerveau est endommagé, cette partie du cerveau peut fonctionner normalement.

Malheureusement, parce que les habitudes sont tellement fortes, même si vous arrêtez une mauvaise habitude, comme fumer, vous allez toujours être confronté au risque de recommencer.

Les habitudes vous collent à la peau car elles créent une envie très forte

Imaginez cela: L’année dernière, tous les après midi, vous alliez mangé un délicieux cookie de la cafétéria de votre lieu de travail. C’est une récompense après une dure journée de travail.

Malheureusement, vous avez commencé à prendre du poids. Alors vous avez décidé d’en finir avec habitude. Mais comment pensez-vous que vous vous sentirez durant le premier après-midi, en passant devant la cafétéria, sans le cookie? Probablement que vous allez soit manger “juste un cookie de plus” soit rentrer à la maison en étant frustré et agacé.

Arrêter une mauvaise habitude est difficile car vous recherchez, au bout du compte, le plaisir de la récompense. Une recherche datant des années 90 de Wolfram Schultz montre ce qu’il se passe dans le cerveau. Schultz a étudié le cerveau d’un singe appelé Julio et à qui l’on apprenait différentes tâches. Dans une expérience, Julio a été posé sur une chaise en face d’un écran. Dès que des formes colorées lui étaient montrées, Julio devait tirer sur un levier. Quand il le faisait, il avait droit à un peu de jus de mûres, ce qu’il adore.

Au départ, Julio ne prêtait pas beaucoup d’attention à l’écran. Mais quand il s’est aperçu qu’en tirant sur le levier au bon moment, il obtenait du jus de mûres, son cerveau a commencé à travailler un peu plus, en montrant une réponse plus forte.

Julio a progressivement compris que le fait de tirer sur le levier au moment où il voyait les formes sur l’écran lui permettait d’obtenir du jus de mûres. Il fixait l’écran mais aussitôt que des formes apparaissaient, le cerveau de Julio a commencé à fonctionner comme s’il avait déjà obtenu la récompense. En d’autres termes, son cerveau a commencé à attendre la récompense. Cette attente explique pourquoi les habitudes sont si fortes.

Ensuite Schultz a fait une autre expérience. Désormais, quand Julio actionnera le levier, aucun jus ne coulera, ou alors ce sera du jus dilué. Schultz peut maintenant observer le désir et la frustration dans le cerveau de Julio. Julio s’agace quand il n’obtient pas sa récompense, probablement comme vous quand vous n’obtenez pas votre cookie à la fin de la journée.

La bonne nouvelle est que l’envie fonctionne aussi pour démarrer une bonne habitude. Une étude de 2002 de l’Université du Nouveau Mexique a montré que les personnes qui s’entraînent beaucoup ont encore plus envie de s’entraîner. Cette envie est ce qui fait se maintenir l’habitude, les signaux d’alarme et les récompenses ne sont pas suffisants.

En raison du pouvoir des habitudes, il n’est pas surprenant que des entreprises tentent de comprendre et de créer des envies chez les consommateurs. Une personne, Claude Hopkins a travaillé sur cette question, l’homme qui a conçu le célèbre dentifrice Pepsodent quand beaucoup d’autres marques de dentifrice ont échoué. Il a conçu une récompense qui crée de l’envie : la fraîcheur, la sensation de picotement que l’on attend maintenant d’un dentifrice. Ce sentiment prouve que le produit est efficace et devient une récompense dont les consommateurs ont envie.

Pour changer une habitude, mettez en place une autre routine et croyez en ce changement.

Comme toute personne qui essaye d’arrêter la cigarette vous le dira, quand l’envie apparaît, il est difficile de l’ignorer. C’est pourquoi la règle d’or pour perdre toute habitude c’est : n’essayez pas d’arrêter l’envie changer d’habitude. Vous devez conserver le même signal d’alarme et la même récompense, mais changer votre routine.

Plusieurs études sur d’anciens fumeurs ont montré, en observant le signal d’alarme et les récompenses autour de leur habitude de fumer et en remplaçant la routine par une autre avec une récompense similaire, comme faire des pompes ou manger une Nicorette ou se relaxer pendant quelques minutes, que les chances de ne pas recommencer à fumer augmentent considérablement.

Une organisation qui fait cela est les Alcooliques Anonymes (AA), qui a aidé une dizaine de millions d’alcooliques à arrêter. AA demande aux personnes de lister ce qu’elles ont envie de boire. Généralement, des choses comme se détendre et être avec des amis sont des choses plus importantes que boire. Ensuite, AA donne des nouvelles routines qui changent ces envies, comme aller à une réunion et parler à des sponsors. L’idée est de remplacer l’envie de boire par quelque chose de meilleur.

Cependant, les recherches sur les membres de AA montrent, bien que cette méthode fonctionne bien, que cela n’est pas suffisant. Au début des années 2000, un groupe de chercheurs du Groupe de recherche sur l’Alcool de Californie a remarqué un modèle-type dans les interviews avec les membres de AA. Une réponse souvent donnée était que la méthode était efficace, mais, dès que quelque chose de stressant se passait, la vieille habitude était trop forte pour être arrêtée, peu importe la durée de leur suivi dans le cadre du programme. Par exemple, un ancien alcoolique est resté sobre durant des années jusqu’à ce que sa mère lui annonce qu’elle avait un cancer. Après avoir raccroché, il a quitté son travail et a pris la direction d’un bar, et a replongé dans l’alcool pendant les 2 années qui ont suivi.

D’autres recherches montrent que ceux qui restent suffisamment longtemps, comptent souvent sur la foi. C’est pourquoi l’on parle beaucoup de religion et de Dieu dans les réunions des AA. Ce n’est peut-être pas la religion qui aide les gens à rester sobre. Croire en Dieu aide aussi les gens à croire en des changements bénéfiques pour eux-même, ce qui les rend plus forts lorsque des choses stressantes leur arrivent.

Le changement peut être réalisé en se focalisant sur des habitudes clé et des petites victoires.

Quand l’ex bureaucrate, Paul O’Neill est devenu le Président de la compagnie d’aluminium Alcoa en 1987, les investisseurs ne croyaient pas en lui. O’Neill n’a pas arrangé les choses lorsque, durant un meeting dans un hôtel de Manhattan, il a dit, plutôt que de se focaliser sur le fait de faire de l’argent, il voulait faire de la création d’un environnement de travail sûr sa priorité numéro un. Un investisseur a appelé ses clients et a dit “ le comité de direction à placé un fou de hippie à la tête de la compagnie et il va la tuer.”

O’Neill a essayé d’expliquer pourquoi aux investisseurs. Il a dit que le simple fait de discuter ne réduira pas le préjudice pour Alcoa. Il est certain que la plupart des présidents demandaient de se préoccuper de la sécurité. Mais le simple fait de le dire n’a pas fait que la compagnie installe une habitude, ce qui est nécessaire pour un changement. O’Neill savait que les habitudes existaient dans les compagnies. Et il savait que changer une compagnie est une affaire de changement de ses habitudes. Il savait aussi que toutes les habitudes ne sont pas équivalentes. Quelques habitudes, connues sous le nom “d’habitudes clé”, sont plus importantes que d’autres parce qu’elle créent des effets positifs qui viennent en aide sur d’autres terrains.

En disant que la sécurité des travailleurs est la priorité, les managers et les travailleurs devront penser à la manière dont le travail peut être fait en toute sécurité ainsi qu’aux suggestions à partager avec les autres. Le résultat pourrait être une meilleure compagnie faisant plus d’argent. Même si les investisseurs avaient un doute au début, la méthode d’O’Neill a été un grand succès. O’Neill a pris sa retraite en 2000, et le chiffre d’affaires d’Alcoa a été

multiplié par 5 par rapport à quand il a commencé prendre la tête de la compagnie.

Les habitudes clé peuvent aider les gens à changer aussi. Une recherche montre qu’il est difficile pour les médecins de trouver des gens obèses pour leur faire faire des changements dans leur vie. Mais quand les patients se focalisent sur une habitude clé, comme tenir un journal d’alimentation, d’autres habitudes positives commencent à apparaître. Les habitudes clé peuvent être l‘occasion de petites victoires, des changements faciles à faire. Le fait de développer une habitude clé vous aide à penser que vous pouvez faire mieux dans d’autres domaines de la vie aussi, ce qui peut être le début d’un certain nombre de changements positifs.

La volonté est l’habitude clé la plus importante.

Dans les années 60, des chercheurs de Stanford ont réalisé ce qui deviendra une célèbre étude. Des enfants de 4 ans ont été amenés dans une pièce, les uns après les autres. Dans la pièce, il y avait une table avec des chamallow dessus. Un chercheur a laissé à chaque enfant un choix: soit manger le chamallow maintenant, soit attendre quelques minutes et avoir deux chamallows à la place. Ensuite, le chercheur quitte la pièce pendant 15 minutes. Seulement 30 pourcent des enfants n’ont pas mangé les chamallows quand le chercheur est parti.

Voici la partie la plus intéressante. Des années plus tard, les chercheurs ont retrouvé les enfants devenus adultes. Ils ont trouvé que ceux qui avait attendu 15 minutes avaient de meilleurs résultats à l’école, étaient plus populaires et moins sujets aux addictions aux drogues. La volonté semble être l’habitude clé qui peut être utilisée dans d’autres domaines de la vie aussi.

Des études plus récentes montrent des résultats similaires. Une étude de 2005 sur les élèves en huitième année a montré que les étudiants montrant plus de volonté avaient de meilleurs résultats et étaient pratiquement tous dans les meilleures écoles. Donc, la volonté est l’habitude clé dans la vie. Mais comme vous l’aurez peut-être remarqué, si vous commencez à vous entraîner plus, la

volonté peut être contradictoire. Parfois, c’est facile d’aller à la gym, d’autres fois quitter son sofa est impossible. Pourquoi cela?

Il se trouve que la volonté est comme un muscle : elle se fatigue. Si vous l’utilisez sur un tableau de calcul ennuyeux au travail, vous n’aurez probablement plus de volonté à votre retour à la maison. Mais en faisant des choses qui demandent de la volonté, comme vous tenir à un régime strict, vous pouvez renforcer votre volonté. Appelez cela un entraînement à la volonté. D’autres choses affectent votre volonté. Par exemple, Starbucks a trouvé que la plupart des jours, tous ses employés avaient la volonté de sourire, peu important la manière dont ils se sentaient. Mais quand les choses deviennent stressantes, comme quand un client commence à hurler, ils deviennent en colère. En se basant sur une recherche, la compagnie a déterminé que si les travailleurs étaient préparés à ces situations et savaient comment les surmonter, ils auraient assez de volonté pour suivre le plan préparé à l’avance.

Pour les aider, Starbucks a développé la méthode LATTE: écouter les clients, reconnaître leur plainte, prendre des mesures, remercier le client et, enfin, expliquer pourquoi le problème est arrivé. En pratiquant cette méthode, encore et encore, les employés de Starbucks ont appris ce qu’ils devaient faire en cas de situations stressantes. D’autres études montrent que si les gens font quelque chose parce qu’on leur demande et non par choix, leur muscle de la volonté se fatiguera plus rapidement.

Les habitudes des entreprises peuvent être dangereuses, mais une crise peut les changer.

En novembre 1987, à la King’s Cross Station de Londres, un conducteur de navette est allé voir un contrôleur de ticket et lui a simplement dit qu’il a vu un départ de feu au niveau des ascenseurs. Plutôt que d’examiner plus en détail la

question ou d’en avertir les pompiers, le contrôleur n’a rien dit. Il est retourné à son poste de travail, pensant que quelqu’un d’autre le ferait.

Ce n’était pas surprenant. La surveillance du réseau du métro londonnien est répartie en plusieurs zones, et le personnel avait prit l’habitude de rester dans son département. Un système de paiement des heures supplémentaires sera par la suite proposé. La presque totalité des 20 000 employés du métro londonnien ne savait pas comment se rencontrer autrement. La plupart des entreprises sont comme cela: des lieux où les gens se battent pour le pouvoir et les récompenses. Donc nous développons certaines habitudes, telles que s’occuper de ses propres affaires. Peu après que le contrôleur soit retourné travailler, un incendie s’est déclaré dans le hall. Mais personne ne savait comment utiliser le système de pulvérisation d’eau ou n’était pas autorisé à se servir des extincteurs. Les services de secours ont été appelés après plusieurs tentatives échouées de la part des employés de la station, et les passagers étaient tellement brûlés que leur peau se détachait quand on la touchait. A la fin, 31 personnes sont mortes.

Voilà ce que fut la tragédie. Aucun employé ou département du métro londonnien n’était responsable de la sécurité des passagers. Cependant, même les tragédies peuvent être bénéfiques: les crises donnent l’occasion de changer les habitudes en donnant tout son sens à la notion d’urgence.

Ceci explique pourquoi les dirigeants font qu’une crise peut durer plus longtemps ou être pire. Desmond Fennel a enquêté sur l’incendie de la King’s Cross Station et a trouvé que beaucoup de recommandations afin de protéger les vies humaines avaient été suggérées des années auparavant, mais aucune n’a été mise en oeuvre. Quand les suggestions de Fennel ont également été rejetées, il a transformé l’enquête en un cirque médiatique – une crise qui lui a permis de faire bouger les choses. Aujourd’hui, chaque station a un manager dont la responsabilité est la sécurité des passagers.

Les entreprises profitent des habitudes dans leurs stratégies marketing.

Imaginez que vous en train de marcher dans votre supermarché local. Quelle est la première chose que vous rencontrez? D’habitude ce sont des fruits et des légumes. Si vous y réfléchissez, cela n’a pas beaucoup de sens. Comme les fruits et les légumes sont mous et peuvent être facilement endommagés par d’autres produits, ils devraient être placés plus près des caisses. Mais les responsables du marketing ont trouvé que si nous commencions notre shopping par des articles sains, nous aurions plus facilement acheter des articles mauvais pour la santé, comme des cookies. Cela peut sembler évident. Mais les distributeurs ont trouvé des moyens plus subtils d’influencer les habitudes des consommateurs. Voici un fait surprenant : la plupart des gens tournent à droite quand ils entrent dans un magasin. C’est pourquoi les distributeurs placent leurs articles les plus rentables à droite de l’entrée.

Ces méthodes présentent un inconvénient : elles sont à taille unique et ne changent pas le comportement individuel des clients. Au cours des dernières décennies, la technologie a rendu possible le fait de mieux cibler les consommateurs. Une des plus importantes est Target qui concerne des millions d’acheteurs et permet la collecte d’un certain nombre de données à leur sujet.

Dans les années 2000, l’entreprise a décidé d’utiliser ces données pour cibler les nouveaux parents. Target voulait faire plus que vendre aux nouveaux parents; il voulait attirer les parents en attente d’un heureux événement, avant la naissance de leur bébé. Pour ce faire, il s’est basé sur une étude portant sur les habitudes des femmes enceintes. L’analyse de Target a si bien marché qu’il a pu être vendu à une adolescente enceinte qui ne l‘avait pas encore annoncé à sa famille.

Target lui a envoyé des promotions sur des articles de bébé, ce qui a rendu son père très en colère pour qu’il se décide à rendre visite au manager de Target:

“Elle est encore au lycée” lui a-t-il dit. “Etes-vous en train de l’encourager à tomber enceinte?!” Quand il a appris la vérité, le père a présenté ses excuses.

Mais Target a rapidement trouvé que les gens n’aimaient pas qu’on les espionne. Pour que ces coupons de réductions sur les produits pour les bébés fonctionnent, il a trouvé un moyen de les mélanger, au hasard, à d’autres choses comme des tondeuses à gazon; les offres devaient paraître familières, non ciblées. Quand elles essaient de vendre de nouvelles choses, les entreprises essaient de les rendre familières. Par exemple, un DJ à la radio peut rendre une nouvelle chanson populaire en la jouant entre 2 autres chansons déjà populaires. Les nouvelles habitudes ou les nouveaux produits sont plus faciles à accepter s’ils ne paraissent pas nouveaux.

Target a fait l’objet de critiques sujet de son marketing, mais cela ne veut pas dire que cela n’a pas été un grand succès. Les revenus de la société sont passés de 44 milliards de dollars à 65 milliards de dollars en 2009.

Les mouvements proviennent de liens puissants, de la pression exercée par l’entourage, et des nouvelles habitudes.

En 1955, à Montgomery, dans l’Alabama, une femme noire, dénommée Rosa Parks a refusé de laisser sa place assise à un homme blanc. Elle a été arrêtée et les manifestations qui ont suivi ont fait d’elle une icône des droits civils. Son affaire, bien que la plus célèbre, n’était pas la première du genre. Beaucoup d’autres personnes avaient déjà été arrêtées pour la même raison. Alors, pourquoi avec l’arrestation de Parks a débuté un boycott qui a duré plusieurs années?

Rosa Parks était très liée à sa communauté et avait beaucoup d’amis. Elle faisait partie de nombreux clubs et étaient en lien avec des personnes différentes comme des professeurs ou de simples ouvriers. Elle a été secrétaire

de la section locale de l’Association Nationale Pour la Promotion des Personnes de Couleur, elle a été impliquée dans une organisation de jeunesse à l’église et a passé son temps libre à aider des familles pauvres en faisant de la couture, pendant qu’elle continuait de faire des vêtements pour les riches familles blanches. Elle était si active dans sa communauté que son mari dirait qu’elle mangeait plus souvent avec ses amis plutôt qu’à la maison.

Parks avait ce qu’on appelle des liens forts – des rapports avec diverses personnes de sa communauté. Ces liens lui ont permis d’être mise en liberté sous caution, ils ont diffusé et répandu son arrestation, et ont commencé le boycott dans les bus. Ses amis seuls n’auraient pas pu suivre ce boycott. La pression de l’entourage. S’il y’a des liens forts, il y a aussi des liens faibles, de simples connaissances. C’est à travers les liens faibles que la pression de l’entourage apparaît. Quand les amis d’une personne et des connaissances supportent un mouvement, c’est plus difficile de l’arrêter.

Le boycott s’est essoufflé car les fonctionnaires de la ville ont fait de nouvelles lois pour rendre plus difficile la vie sans prendre le bus. C’est le moment où a lieu le discours du Docteur Martin Luther King Junior. Sur la base de son message, les gens ont commencé à prendre de nouvelles habitudes, comme faire des réunions à l’Église et organiser des manifestations pacifiques. Ils ont donné au mouvement une force interne de propulsion.

Nous sommes responsables du changement de nos habitudes.

Une nuit de 2008, Brian Thomas a tué sa femme par strangulation. Bouleversé, il s’est rendu et a été jugé pour meurtre. Sa défense? il avait des terreurs nocturnes. Une recherche a montré, contrairement au somnambulisme, où les gens se lèvent de leur lit et agissent par impulsions, que quand une personne a des terreurs nocturnes, le cerveau s’éteint, laissant seulement des régions basiques encore actives.

Quand il était dans cet état, Thomas pensait qu’il était en train de sauver sa femme. Devant la cour, la défense a argué que Thomas pensait que quelqu’un était en train de blesser sa femme, ce qui l’a conduit à avoir une réponse automatique – essayer de la protéger. En d’autres termes, il a suivi une habitude.

A la même époque, Angie Bachman a été poursuivi par un casino pour un demi million de dollars de dettes de jeu. C’était après qu’elle ait perdu sa maison ainsi que son héritage. Devant la Cour, Bachman a argué qu’elle suivait une habitude. Elle était plus heureuse aux jeux, donc quand Harrah’s lui a envoyé une offre pour un séjour gratuit dans un casino, elle n’a pas pu dire non. (Harrah’s savait que c’était une joueuse qui avait déjà fait faillite).

A la fin, Thomas a été remis en liberté et beaucoup de personnes se sont senties mal pour lui. Bachman a perdu son affaire et a été ridiculisée. Thomas et Bachman pourraient tous les deux dire : “Ce n’était pas moi. C’était mes habitudes!” Alors, pourquoi seul un des deux a gagné?

Une fois que l’on a conscience d’une habitude, libre à nous d’en changer. Thomas ne savait pas qu’il pouvait blesser quelqu’un pendant son sommeil. Bachman savait qu’elle avait l’habitude de jouer, et aurait pu éviter les offres de Harrah’s en rejoignant un programme qui lui aurait permis de faire cesser le démarchage des entreprises de jeu auprès d’elle.

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